
17 mars 2026•Tribune
À Djibouti, le pouvoir écrit la démocratie comme on maquille un fait accompli
La contradiction apparaît jusque dans la photo qui accompagne l’article. C'est-dire, celle du candidat sortant. Alors même que le texte prétend décrire un cadre électoral neutre, l’image rappelle que les médias d’État sont utilisés comme des outils de propagande. Le texte parle d’élection, alors que l’image, elle, parle déjà de reconduction.
L'article du journal du pouvoir prête plus à sourire qu’à convaincre. À le lire, Djibouti s’apprêterait à vivre un grand moment démocratique, solidement encadré par le droit, les institutions et la transparence. En réalité, ce déploiement de références juridiques dit surtout une chose : le pouvoir éprouve le besoin de faire certifier par les mots ce qu’il ne parvient plus à faire croire par les faits.
La contradiction apparaît jusque dans la photo qui accompagne l’article. C'est-dire, celle du candidat sortant. Alors même que le texte prétend décrire un cadre électoral neutre, l’image rappelle que les médias d’État sont utilisés comme des outils de propagande. Le texte parle d’élection, alors que l’image, elle, parle déjà de reconduction.
La vérité est connue. La réalité l’est tout autant, par l’opinion publique nationale comme par l’ensemble de nos partenaires. Une élection n’est pas crédible parce qu’on cite la Constitution, les lois organiques, les délais ou les procédures. Elle l’est lorsque la compétition est réelle, lorsque les règles ne servent pas un seul homme, et lorsque les citoyens ont des raisons sérieuses de croire que leur voix peut encore compter.
Quand il faut tant expliquer qu’un scrutin est démocratique, c’est souvent que le doute est déjà partout et bien implanté depuis de décennies. Cet article ne rassure pas, mais expose au contraire l’écart devenu trop visible entre le récit officiel et ce que chacun comprend. À force d’habiller une auto-reconduction du langage de l’État de droit, le pouvoir finit surtout par révéler sa peur, le rejet qu’il suscite et l’absence de confiance qu’il inspire.
Les textes peuvent encadrer un scrutin, mais Ils ne suffiront jamais à fabriquer l’adhésion d’un peuple.
La contradiction apparaît jusque dans la photo qui accompagne l’article. C'est-dire, celle du candidat sortant. Alors même que le texte prétend décrire un cadre électoral neutre, l’image rappelle que les médias d’État sont utilisés comme des outils de propagande. Le texte parle d’élection, alors que l’image, elle, parle déjà de reconduction.
La vérité est connue. La réalité l’est tout autant, par l’opinion publique nationale comme par l’ensemble de nos partenaires. Une élection n’est pas crédible parce qu’on cite la Constitution, les lois organiques, les délais ou les procédures. Elle l’est lorsque la compétition est réelle, lorsque les règles ne servent pas un seul homme, et lorsque les citoyens ont des raisons sérieuses de croire que leur voix peut encore compter.
Quand il faut tant expliquer qu’un scrutin est démocratique, c’est souvent que le doute est déjà partout et bien implanté depuis de décennies. Cet article ne rassure pas, mais expose au contraire l’écart devenu trop visible entre le récit officiel et ce que chacun comprend. À force d’habiller une auto-reconduction du langage de l’État de droit, le pouvoir finit surtout par révéler sa peur, le rejet qu’il suscite et l’absence de confiance qu’il inspire.
Les textes peuvent encadrer un scrutin, mais Ils ne suffiront jamais à fabriquer l’adhésion d’un peuple.
