
1 mars 2026•Prise de parole
Bases étrangères et souveraineté : ce que Djibouti doit clarifier
Lorsque des bases deviennent des cibles déclarées, les États qui les accueillent entrent mécaniquement dans le champ du risque. Djibouti accueille sur son territoire des forces américaines, françaises, japonaises et chinoises. Cette réalité participe à notre position stratégique et à notre modèle de coopération.
Les frappes américaines contre l’Iran, suivies de représailles visant des installations américaines dans plusieurs pays du Golfe, marquent une inflexion stratégique.
Lorsque des bases deviennent des cibles déclarées, les États qui les accueillent entrent mécaniquement dans le champ du risque.
Djibouti accueille sur son territoire des forces américaines, françaises, japonaises et chinoises. Cette réalité participe à notre position stratégique et à notre modèle de coopération.
Mais elle impose une exigence supplémentaire : la clarté
À ce jour, aucun document public, aucune doctrine formalisée, aucun mécanisme institutionnel clairement identifié n’ont été portés à la connaissance des citoyens quant aux procédures applicables en cas d’escalade internationale engageant indirectement notre territoire.
Il ne s'agit pas par là de remettre en cause nos partenariats, mais d'encadrer précisément leurs implications, d'en fixer les limites et les responsabilités.
Un État responsable doit disposer :
➡️d’un mécanisme formel de consultation préalable en cas d’opérations majeures susceptibles d’engager son territoire
➡️d’une cellule de coordination permanente sous autorité djiboutienne pour le suivi des risques
➡️d’un protocole intégré de protection civile autour des installations étrangères
➡️d’un dispositif institutionnel de suivi des engagements de défense
➡️d’une doctrine écrite définissant les conditions d’usage du territoire national dans un contexte de confrontation élargie.
Et je le dis, ces mécanismes ne peuvent rester à la seule appréciation de l’exécutif. Ils doivent être validés par une représentation nationale pleinement légitime, informée et investie de son rôle de contrôle, comme cela prévaut dans tout État normalement constitué.
Accueillir des partenaires n’est pas une abdication de souveraineté en soit, mais ne peut rester implicite, ni dépendre d’arrangements non explicités.
La situation actuelle dans le Golfe persique, met en lumière une responsabilité essentielle, celle d'anticiper plutôt que subir.
Bien sûr, que Djibouti doit rester ouvert à tous ses partenaires. Mais cette ouverture doit aussi poser l'exigence d'un cadre clair, assumé et contrôlé par nos institutions.
Lorsque des bases deviennent des cibles déclarées, les États qui les accueillent entrent mécaniquement dans le champ du risque.
Djibouti accueille sur son territoire des forces américaines, françaises, japonaises et chinoises. Cette réalité participe à notre position stratégique et à notre modèle de coopération.
Mais elle impose une exigence supplémentaire : la clarté
À ce jour, aucun document public, aucune doctrine formalisée, aucun mécanisme institutionnel clairement identifié n’ont été portés à la connaissance des citoyens quant aux procédures applicables en cas d’escalade internationale engageant indirectement notre territoire.
Il ne s'agit pas par là de remettre en cause nos partenariats, mais d'encadrer précisément leurs implications, d'en fixer les limites et les responsabilités.
Un État responsable doit disposer :
➡️d’un mécanisme formel de consultation préalable en cas d’opérations majeures susceptibles d’engager son territoire
➡️d’une cellule de coordination permanente sous autorité djiboutienne pour le suivi des risques
➡️d’un protocole intégré de protection civile autour des installations étrangères
➡️d’un dispositif institutionnel de suivi des engagements de défense
➡️d’une doctrine écrite définissant les conditions d’usage du territoire national dans un contexte de confrontation élargie.
Et je le dis, ces mécanismes ne peuvent rester à la seule appréciation de l’exécutif. Ils doivent être validés par une représentation nationale pleinement légitime, informée et investie de son rôle de contrôle, comme cela prévaut dans tout État normalement constitué.
Accueillir des partenaires n’est pas une abdication de souveraineté en soit, mais ne peut rester implicite, ni dépendre d’arrangements non explicités.
La situation actuelle dans le Golfe persique, met en lumière une responsabilité essentielle, celle d'anticiper plutôt que subir.
Bien sûr, que Djibouti doit rester ouvert à tous ses partenaires. Mais cette ouverture doit aussi poser l'exigence d'un cadre clair, assumé et contrôlé par nos institutions.
